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Astrophotographie, photos B/W et panoramiques

Comète C/2001 Q4 (Neat)

Comète C/2001 Q4 (Neat) - LX90 + Nikon Coolpix 4500 en afocal.

Une animation qui date un peu, mais je l'aime bien quand même. Elle représente 2 heures de déplacement de la comète...


Saturne et Jupiter

A la webcam...

Quelques photos de mes tout premiers essais du début de cette passion !

En effet, lorsque j'ai commencé à imager le ciel, j'ai utilisé une webcam..N'ayant jamais touché un appareil de photos, il m'a semblé que je m'en sortirai mieux avec cette technique...

Depuis, j'ai un peu laissé tomber ce mode d'acquisition pour 2 raisons principales: la petitesse des champs photographiables et certaines complications liées au centrages des objets. J'utilise actuellement une webcam modifiée longue pose ( Sc) pour l'autoguidage.

Il n'en demeure pas moins que la webcam est le meilleur moyen d'imager les planètes. La technique consiste à enregistrer des films de ces objets puis à décomposer ces séquences en images individuelles, a trier et garder les meilleures ( typiquement 1000 à 1300) et finalement à les stacker. Iris fait ça très bien ( une fois de plus...)

Saturne

Jupiter

et ses satellites....au coolpix 4500 en afocal derrière Le LX90.

Quelques images "maigrichonnes" du transit de Vénus devant le Soleil...

Ce matin là, je suis parti très tôt de chez moi pour tout préparer et pouvoir en toute tranquillité imager ce transit ( rarement visible depuis la Terre...). Tout se passait bien, lorsque 5 min avant le début mon moteur de DEC grille....!!!!!!! Un karma sûrement lol...

Bref, je démonte tout mon matériel, et rentre chez moi sur les chapeaux de roue...Je découpe un filtre " à la va comme j'te pousse", et à main levée, avec le filtre plaçé devant l'objectif, je prends quelques photos téléobjectif à fond...Maigre consolation...!!

Venus et la Terre ont à peu près les mêmes dimensions....Ca relativise non...!!!


Au Zénith

Le même soir que la photo Sud Ouest, 40x15 sec à 1600Iso sur un trépied photo. Prétraitement iris, traitement Photoshop.


Un bout de notre Voie Lactée, direction sud Ouest

Hier soir, après avoir loupé un flash Iridium... , j'ai décidé de retourner sur mon site d'observation et de shooter quelques photos. Voici le résultat de la première série.

51x 15 sec en rafale à 1600 iso, Canon 350d sur pied photos, objectif Sigma 18/50 à f3.5. Il a fallu trouver un endroit un peu protégé car ça soufflait pas mal...

Prétraitement Iris. Un stack qui n'en finissait plus..... J'ai séparé les prises de vue en 10 groupes de 5 photos et les ai stackées séparement avec la fonction Min-Max après les avoir alignées avec Appariement global. SUPER...cela m'a éliminé tous les hot pixels résiduels...Puis, j'ai dû jouer du QR3 pour stacker toutes ces photos entre elles... Il y en avait un paquet.... La registration habituelle ne fonctionnait plus à cause de la rotation des champs...( j'ai tout essayé... )

Exportation des 3 couches couleurs sous Photoshop au format .Fit et traitements habituels. Retrait de nombreux gradients, soustraction d'une PLU synthétique sous PixInsight pour uniformiser le fond du ciel.

L'étoile centrale ( un peu sur la gauche...) c'est Altaïr. On reconnaît la constellation de Dauphin à gauche et Coathanger sur la droite.


P'tite Lune en passant

Voici une p'tite Lune en passant....J'étais parti pour photographier le ciel profond, mais en 5 minutes, mon matériel était trempé....Une humidité de tous les tonnerres....!! Alors bon, pour ne pas rentrer bredouille, j'ai fait une sempiternelle photo de Lune...

Un crop un peu différent pour changer....A noter que cette photo a été prise avec un filtre Lumicon DeepSky. J'aime bien la couleur que cela donne à la Lune.

Côté technique: Takahashi FS60, correcteur de champ et Canon 350D. 19 photos à 100 Iso et 160 ème de seconde en rafale, mode raw. Transformation en .Tiff puis alignement sous Astroart. Exportation des .Fit et ouverture sous Photoshop des 3 couches couleurs + une luminance. Reconstitution de l'image RGB et un traitement trés soft.

Voilà....ça ne casse pas des briques et ça ne mange pas de pain....lol...

eee

...et un traitement un peu plus "conventionnel" sous Iris et Photoshop...

Cliquez sur les images


Prétraitement des images du ciel profond

Prétraitement et astrophotographie.

La technique utilisée pour les photos du ciel de ce blog s'appelle le "stacking". Elle se divise en trois parties distinctes: le pré-traitement des photos RAW, l'alignement des dites photos entre elles et leur addition.

Une bonne partie des objets présentés est difficile à distinguer dans un télescope comme le mien ou dans la lunette astronomique que j'utilise. Certains sont même totalement invisibles. La photo longue pose permet de révéler ces objets dans toute leur splendeur. Avec la démocratisation des appareils numériques, il devient possible à tout un chacun d'explorer notre galaxie et plus loin encore...

Seulement voilà...il y a un hic !! Une seule photo, disons de 2 minutes à 400 ou 800 Iso ne révélera pas grand chose...N'oublions pas que l'on photographie une "toile noire mouvante" remplie de petits points très brillants...lol...Dès lors, il faut capturer un grand nombre de photos du même objet et les additionner entre elles. Je ne vais pas entrer dans la problématique que cela engendre au niveau de la capture des photos, à savoir la mise en station du télescope et le suivi des objets en question...hé oui, le ciel bouge tout le temps..!! ( en fait c'est la Terre qui tourne sur elle-même ). J'y consacrerai un autre article . Mais intéressons-nous à ce qui se passe après la capture...

Un des premiers mots utilisé de cet article est RAW. Que cela signifie t'il ?

Raw en anglais veut dire brute. C'est un format qui se distingue des autres ( JPEG, TIFF etc..) par le fait que les informations captées par l'appareil de photos ne sont pas "traitées" par le "firmware"...ou du moins ne sont pas supposées être traitées ! En d'autres termes, lorsqu'on prend une photo habituelle, les informations transmises par le capteur sont analysées par le "programme de gestion" de l'appareil ( couleurs, contraste, équilibre des couleurs, netteté, compression etc....). Le RAW permet quant à lui d'avoir de données brutes. L'intérêt ?? Le post traitement qui permettra d'équilibrer la photo comme bon nous semble, sans perdre une miette d'informations et sans que Canon n'y vienne mettre son nez... La différence entre une photo JPEG et une photo RAW ne saute pas aux yeux...et pourtant ! Si on s'intéresse " de près " aux photos, elle devient alors évidente. Beaucoup plus de détails apparaissent avec des photos "raw". Le firmware servant entre autre à la compression des photos, il est normal que les fins détails soient "limés" par son action...De plus, le RAW permet de travailler sur une profondeur des couleurs infiniment supérieure au traditionnel JPEG. On passe de 8 bits à 16 bits.

Le Bruit.

Le bruit d'une photo se forme lors d'une longue exposition. Pour résumer: en gardant l'obturateur de l'appareil ouvert pendant plusieurs minutes, les photons ( particules de lumière) arrivent en permanence sur le capteur qui les transforme alors en impulsions électromagnétiques. Ces impulsions seront à leur tour transformées en données "visibles"...je sais c'est un raccourci terrifiant...lol....mais c'est pour simplifier. Toutes ces opérations provoquent le bruit thermique d'une photo, qui se traduit par une " granulosité " et un " moirage " plus ou moins présents ( cela dépend bien sûr des Iso utilisés et de la longueur de l'exposition ).

Il est possible de limiter ce phénomène en capturant des " darks " ( noirs ) qui seront soustraits aux images lors du prétraitement. Ces darks s’acquièrent en prenant une photo de la même longueur que les poses utilisées, mais en bouchant l'objectif du télescope. Ces " cartes électromagnétiques " du capteur sont très importantes car elles contiennent les informations propres à chaque capteur. Elles contiennent aussi l'emplacement théorique des " pixels chauds ". Il est recommandé d'enregistrer des darks à espace régulier, le capteur évoluant au cour d'une séance de capture. Personnellement, j'essaye d'en prendre un toutes les 1/2 heure. Mais j'utilise aussi d'anciens darks que je stacke entre eux en les moyennant.

Les pixels chauds ( hot pixels ) proviennent de photosites saturés ( composants du capteur générant une grande quantité d'électrons d'origine thermique) . Ce sont des pixels déviants ne pouvant être traités en tant que tel, puisqu'ils ne contiennent que des informations erronées...le meilleur moyen de les éliminer est de les soustraire des images d'origine. La soustraction des darks permet cette opération, du moins en partie...le reste sera traité sous Photoshop.

A noter que le bruit est directement dépendant de la température du capteur. Plus il fait froid, moins il y en a…

Le flat.

Le flat field ou PLU (plage de lumière uniforme) est une image qui s'acquiert à l'aide d'un temps de pose très court et en visant une surface uniformément blanche. Des poussières se déposent régulièrement sur le capteur de nos appareils numériques, souvent aussi il apparaît un vignetage dû aux montages optiques utilisés. Le flat field est sensé corriger tout ça...Personnellement, je n'en ai jamais utilisé...!! Il s'agit d'images extrêmement difficiles à acquérir. On trouve de nombreuses méthodes sur le Net....mais je reste très sceptique à mon niveau d'amateur quant à l'efficacité des PLU. D'autres alternatives existent aussi. Par exemple, PixInsight propose de "fabriquer" des PLU synthétiques sur la base d'une image stackée. C'est ce que j'utilise et je trouve que cela fonctionne à merveille.....quant aux poussières du capteur, je les enlève en utilisant une "soufflette"...

L'offset.

Le signal d'offset est un signal dû à la "décharge électrique" d'un appareil numérique au moment de lancer une pose. Il est toujours le même et indépendant de la longueur de la pose....C'est une image très facile à acquérir. Il suffit de boucher l'objectif ( comme pour le dark ) et de prendre 5 ou 6 photos au 1/250 ème. On moyennera par la suite ces acquisitions qui seront soustraites à chaque image "dark", puis aux images des objets célestes préalablement transformées en images CFA.

Le prétraitement.

Maintenant que l'on a vu les différentes images à acquérir pour "construire" une image astronomique, passons à quelques explications concernant le prétraitement. Il existe de "nombreux" logiciels spécialisés dans le traitement des images astro. Je ne parlerai que de ceux que je connais…un peu… Iris, PixInsight et AstroArt.

Iris est probablement le plus performant concernant le prétraitement et l'alignement des images. La technique de prétraitement est assez "simple" mais longue....

Il s'agit de "débarrasser" notre série d'images du signal d'offset, du signal de "dark" et de diviser ces images par la PLU....

Comme je l’ai dit plus haut, je n’utilise pas de PLU acquise, mais j’utilise PixInsight qui permet de générer artificiellement une carte contenant les informations de vignetage. Cette carte est soustraite à l’image prétraitée, homogénéisant ainsi le fond du ciel. Il est possible d’exporter cette image sous Photoshop pour continuer les différents traitements.

Iris possède de nombreuses routines automatiques pour le prétraitement des images du ciel profond. On trouve sur le Net quantité de liens qui expliquent la marche à suivre. La routine du programme est de créer une nouvelle série d’images à chaque opération. Il faut donc prévoir une grande quantité d’espace de stockage temporaire…..spécialement avec de nombreuses photos de 8 millions de pixels…..

Suite typique d’opérations :

-transformer les images RAW en images CFA ( interpolation des couleurs)

-construire la carte offset en moyennant les images préalablement acquises

-construire la carte dark en soustrayant l’offset et moyennant les images.

-soustraire l’offset de la série d’images de la séquence principale

-soustraire le dark de la série créée à l’étape précédente.

-transformer les images CFA en images couleurs 48 bits ( 16 bits par couche RGB)

-aligner les images entre elles. Iris propose différentes méthodes à cet effet

-additionner ( ou moyenner ) cette séquence nouvellement créée

-sauver l’image et l’exporter sous un format 48 bits vers votre logiciel photo préféré…

Le traitement de l’image fera le sujet d’un prochain article.

2 mots sur Astroart. Il s’agit d’un programme très puissant. Il n’est pas gratuit mais propose une version démo avec des limitations. Il possède de puissants algorithmes de déconvolution qui me donnent une bonne idée de ce que j’aurai à faire sous Photoshop pour tirer le meilleur parti de ma photo. Je l’utilise donc pour m’aiguiller sur les traitements netteté et " détails ".

PixInsight est un programme très complet ( et très compliqué…..) que j’utilise pour créer une PLU synthétique. De temps à autre, je l’utilise pour équilibrer les couleurs de mes images.